Patrimoine

eglise sainte marie-majeure :

L’Eglise Sainte Marie-Majeure date de la fin du XVIIIe siècle. Le 15 novembre 1773, le curé Giovanni Andrea Antonelli plantait solennellement une croix à l’endroit où sera érigée la nouvelle Eglise Sainte Marie. 

La première pierre fut posée par Monseigneur Guasco, évêque du diocèse de Sagone (diocèse à Calvi depuis 1625) le 5 avril 1774.  

Grâce aux généreuses offrandes des Calvais, les travaux furent tellement accélérés qu’on y célébrait le culte alors que cette dernière était encore inachevée. Monseigneur Guasco y a alors transporté le Saint-Sacrement processionnellement de l’ancienne église Santa Maria Vecchia à la nouvelle église Sainte Marie-Majeure. 

Les travaux ont été interrompus en 1789, puis ils furent repris en 1817. 

Le 15 août 1819, on décida, à l’occasion de la fête de l’Assomption, de faire une procession pour fêter la fin des travaux de l’Eglise. 

L’édifice est classé au titre des Monuments Historiques depuis le 5 décembre 1988. 

cathédrale saint jean-baptiste :

La fondation de l’église primitive remonte aux alentours du XIIIème siècle. Elle a été incendiée en 1481 puis reconstruite et agrandie en 1528, date de sa consécration à Saint Jean-Baptiste. Grandement endommagée lors du siège franco-turc de 1555 et l’explosion du magasin de poudre en 1567, il faut attendre 1570 pour que sa reconstruction soit actée. Six ans plus tard, en 1576 elle fut érigée en Cathédrale par le Pape Grégoire XIII. Il faut cependant attendre la fin du XVIe siècle pour voir la fin des travaux. 

Elle fut la résidence des Évêques de Sagone de 1625 jusqu’en 1802, date à laquelle tous les diocèses de Corse ont fusionné avec celui d’Ajaccio pour en former qu’un. 

L’intérieur de l’édifice est richement décoré, avec des œuvres d’art telles que le triptyque de l’artiste génois Barbagelata, datant de 1498, ou le maître-autel en marbre polychrome offert par la famille Varsi-Neri au XVIIe siècle, pour ne citer qu’eux. 

L’édifice est classé au titre des Monuments Historiques depuis le 10 août 1920. 

 

Chapelle notre-dame de la serra :

La fondation de la Chapelle de Notre-Dame de la Serra remonte à 1479 (d’après une mention relatée dans un inventaire établi en 1731 par la Chancellerie de l’Évêché).  

Lors du siège de Calvi en 1794 par la flotte anglaise commandée par l’amiral Hood, la chapelle fut sérieusement endommagée. Elle fut reconstruite dans sa structure actuelle en 1860. 

En 1950, à l’initiative du Chanoine Dominique Alfonsi, Archiprêtre de Calvi, une souscription est lancée auprès des Calvais pour financer l’installation d’une statue représentant Notre-Dame les bras ouverts sur un promontoire rocheux du Sanctuaire. L’installation de cette dernière se fera par les Calvais eux-mêmes. 

Lors d’un violent orage, le 2 septembre 2022, la foudre est tombée sur le Sanctuaire et a détruit la Statue. L’Archiprêtre de Calvi, Ange-Michel Valery, a pris la même initiative que son prédécesseur et a lancé une souscription afin d’en commander une nouvelle, identique, qui prendra sa place à l’endroit même où l’ancienne trônait depuis 72 ans. 

chapelle notre-dame de loretto

C’était à l’origine un oratoire dont la famille Balleone avait obtenu la concession en 1485. Détruit lors du siège franco-turc de 1555, il fut reconstruit en 1618 et dédié alors à Santa Maria de Loretto. 

Léguée à la paroisse Saint Jean-Baptiste par la suite, elle sert aujourd’hui de chapelle funéraire aux archiprêtres de Calvi. 

oratoire saint antoine abbé :

L’Oratoire Saint Antoine Abbé est une chapelle de confrérie construite vers le milieu du XVe siècle, à l’époque où Calvi était le siège du pouvoir génois en Corse. C’est une chapelle rectangulaire dont la voûte de la nef principale surbaissée repose sur des pilastres qui datent du XIXème siècle. 

Depuis sa fondation, l’Oratoire Saint Antoine Abbé abrite les réunions de sa confrérie : la confrérie Saint Antoine Abbé, créée au XIVème siècle, qui porte aussi les noms de Beata Annunziata et des stigmates de Saint François. 

Fraternités laïques, directement rattachées à de grands ordres religieux, les confréries étaient alors des groupements de piété ayant pour but la sanctification personnelle de leurs membres. En Corse, la plupart relevaient du tiers-ordre franciscain.  

Les confrères de Saint Antoine Abbé remplissent encore aujourd’hui, comme au Moyen-Âge, une importante mission de solidarité et de justice sociale, assurent prières et sépultures aux défunts quand cela s’avère nécessaire, et parfois, résolvent à l’amiable les conflits d’ordre privé. Élections et décisions administratives s’effectuent encore aujourd’hui, comme au Moyen-Âge, par scrutin secret.  

La Confrérie de Saint Antoine Abbé participe au développement de la foi par la pratique du chant liturgique, la solennité des offices et le port de la « cappa ». Son désir d’humanisme et de fraternité se manifeste à travers l’entraide et la charité. La Confrérie de Saint Antoine Abbé est l’une des plus anciennes confréries de Corse. 

L’édifice, chapelle à fresque, est classé au titre des Monuments Historiques depuis le 15 juillet 1976.